Lundi 26 juillet 2010
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Cette année la trompette est à l'honneur, avec notamment Bernard Soustrot,
dont la renommée n'est plus à faire.
L'année Schumann sera célébrée admirablement
avec Timothé Tosi et l'ensemble Camerata
(le célèbre concerto pour violoncelle et orchestre).
L'un des plus grands organistes de la nouvelle vague de l'orgue, Paul Goussot, nous éblouira certainement dans le répertoire
baroque et l'improvisation.
Un accueil chaleureux et convivial vous sera reservé lors de cet événement unique
dans la région Languedoc-Roussillon.
L'association Jean-Pierre Cavaillé
site du festival de musique de Vinça
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Jeudi 2 juillet 2009
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nous vous proposons cinq concerts, en l'église Saint-Julien et
Sainte-Baselisse.
L'année Haendel et Mendelsohn célébrée,
cent chanteurs et solistes,
trois organistes prestigieux,
un ensemble à cordes renommé,
la "tenora" catalane,
et un orgue portatif baroque,
le tout dans un cadre préservé...
Nous espérons vous retrouver toujours plus nombreux et
enthousiastes,
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Dimanche 12 août 2007
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Mozart du génie à Vinça
Nous avons eu l'immense joie, vendredi soir, d'assister à un superbe concert qui clôturait la saison 2007 du Festival de Vinça.
Malgré une concurrence déloyale du Festival Pablo Casals de Prades, avec en plus Hubert Reeves, l'église Saint Julien et Sainte Baselisse était quasiment comble.
Présentées 3 par 3 les sonates choisies par les artistes alternaient romantisme et une vive allégresse, bien loin des oeuvres d'églises aux quelles on auraient pu s'attendre. Rappelons nous parmi tant d'autres, c'est adagio 332, une pièce sentimentale alliant pulsions de passion et déchirements, Cette sonate kv 224 très enlevée, cette pièce pour orgue en 2ème partie brillante légère, cet adagio kv 191 mettant en avant, et c'était plus que mérité un Dorel Fodoreanu et son violoncelle magique. Quelle maîtrise, quelle finesse de jeu ! Enfin cet andante kv 616, raffiné et précieux, grâce au toucher léger de Jean-Pierre Lecaudey. Enfin deux violons parmi les plus remarquables qu'il m'est été donne d'entendre, sans oublier ce contrebassiste réellement imprégné de son art.
Toutes les pièces présentées ce vendredi soir furent saluées, avec justesse, par des tonnerres d'applaudissements.
Si les murs de l'église avaient tremblé sous les applaudissements du public lors du 1er concert, cette fois l'assemblée, sous le charme et l'admiration restait vissée sur les vieux bancs de l'église.
Un double bis a clôturé en triomphe ce dernier concert. Un énorme merci à ce quintet, sans aucun doute un des plus beaux, si pas le plus beaux, joyaux de ce festival cuvée 2007.
Jean Marie MATHIIJS
Belge de Vinça
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Lundi 6 août 2007
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17:47
Mr Poirier et l’Orgue de VinçaDécidément, rien ne nous sera épargné mais à tes risques et périls René, tu es prévenu.
Moi, l’orgue, je n’y connais vraiment rien. Raison de plus, diras-tu pour t’y intéresser. C’est bien ce que j’ai fait hier soir, et heureuse surprise, j’étais loin d’être la seule !
Au clavier donc, Monsieur Rejean Poirier, un monsieur discret, sympathique, venu de bien loin pour nous offrir un récital de musique baroque. Les compositeurs, pour la plupart, m’étaient inconnus, mis à part les deux “pointures” que sont Bach et Saint Saens. J’ai donc appliqué ma vieille recette : j’ai fermé les yeux et j’ai écouté. Monsieur Poirier passait avec beaucoup d’élégance d’un morceau brillant, solennel voire flamboyant (prélude en do majeur de J S Bach) à un autre plus sautillant mais c’est surtout dans les passages plus intimistes qu’il m’a touchée. Monsieur Poirier avait choisi de terminer son récital par un morceau de Camille Saint Saens inspiré à en croire certains critiques d’un air de carillon. Cette information a particulièrement piqué ma curiosité et en effet, il y avait un peu de cela. Mais, encore pour moi, c’était plutôt un air d’orgue de barbarie, tel celui qui ornait fièrement le galopant de mon enfance. Il m’a aussi fait penser à la musique de Brel quand il chantait Bruxelles – mon sang ne saurait mentir – ou encore les flonflons de Kermesse. Je ne peux m’empêcher d’admirer la musicalité de ce magnifique instrument qui remplit l’église de ses tonalités à la fois légères mais aussi parfois tellement grandiloquentes qu’elles peuvent faire plier les auditeurs sous leurs poids. Heureusement, Réjean Poirier fait preuve de tant de légèreté et de sensibilité de toucher qu’au lieu d’admirer le génie des compositeurs, c’est la virtuosité de l’artiste exécutant qui m’a plongé dans l’écoute, dixit Jean-Marie.
Qu’ajouter à cela ? Ma tendre moitié a tout dit me semble-t-il.
Quelle surprise nous réserverez-vous encore pour le prochain concert ?
Celui-ci aura lieu vendredi prochain et hélas, ce sera le dernier de cette saison.
Maryvonne Gustin avec la collaboration de son époux, Jean-Marie Belges de Vinça
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Dimanche 29 juillet 2007
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Ensemble Baroque de Toulouse
Direction Musicale Michel BRUN
Toulouse, oh Toulouse !
Sachez donc d’abord que ce que certains appellent le « Bel Canto » que j’assimile à opéra(s) et tutti quanti du même style, ce n’est pas du tout ma tasse de thé comme le dit si bien mon épouse. Mais plus prosaïquement, harassé par 5 heures de route, j’ai failli oublier le concert de ce soir. Heureusement, vers 20h50, j’ai entendu la voix de Mr le Maire qui empruntait notre pauvre et misérable rue (de l’Ail) “il faut voir son état” et se rendait au concert.
Je suis donc arrivé…presque en retard ou presque à l’heure, c’est comme on veut !
Saint Julien et Sainte Baselisse avaient la tête des mauvais jours : trop peu de monde pour un concert de cette qualité!
Mais non, René, tu ne démissionneras pas encore pour cela !
Les gens n’y connaissent pas grand-chose qui n’étaient pas présents ce soir !
Le concert de ce soir, je dois le reconnaître, était plutôt réservé à un public que je qualifierais d’ « averti ». Imaginez ! Moi, j’ai une passion dévorante pour Rachmaninov et Mozart, Liszt et Chopin me plongent dans un état second mais alors Bach (dont c’est le tricentenaire), Haendel, Vivaldi (celui-là, j’apprécie) et Purcell… : Il faut pouvoir apprécier.
Je n’aime pas beaucoup le genre mais cette première « pièce » à deux voix m’a transporté…
Si le paradis existe et qu’il est peuplé de telles voix, alors je ne peux qu’espérer qu’on intervienne pour m’y faire une place, à moi l’hérétique ! Comment exprimer qu’on se sente transpercé, transporté par ces deux voix ?
Ensuite de J S Bach, ce concert qui n’existe pas ! (C’était le jour, vous verrez !). J’ai fermé les yeux et croyez-le ou non, je me suis retrouvé sur la route de Baillestavy, assis sur le rebord du canal major qui descend vers Joch, cette eau qui coule, chante, saute et tressaute, cogne, rebondit, rafraîchit le corps et l’esprit…, elle était là. Une flûte et un clavecin, deux violons, un alto, une contrebasse si guillerets, un violoncelle si précis et si fin, si doux que j’entendais cette eau rire, en butant contre les cailloux.
Enfin un troisième mouvement ! Pour ceux qui connaissent…la Lentilla ! eau légère, allègre, chute cascade…
Vivaldi, qui ne connaît pas les Quatre Saisons ? Mais cette cantate à une voix (pas deux, non !)Pour un jeune homme ! Un castra ! Tiens, nous c’était une dame et quelle voix ! Mr Brun nous a expliqué qu’il s’agissait d’une histoire de vengeance. Je dois vous dire que j’ai senti dans cette voix le souffle de l’enfer invoqué, se presser des hordes de démons autour de l’amant délaissé mais quelle voix !
Bref un Vivaldi totalement différent de celui que je connaissais.
Ensuite une autre pièce mais le même motif. Vengeance !de nouveau mais une fois encore, quelle voix ! Quelle force, quelle véhémence même, coffre et pincement de cœur !
En finale Henry Purcell. Encore une pièce qui n’existe pas (sic) mais plutôt un melting pot (cela vaut quand même mieux que de dire « pot pourri » !), mais là, je m’y retrouve mieux : vie, rythme, joie, voix claires qui me font frissonner quelques fois, des voix si haut perchées qu’elles en décrocheraient les étoiles au firmament mais aussi des pièces plus enlevées, aux accents résolument …modernes.
Ma plus grande joie aura certainement été de voir se produire des artistes qui jouent aussi pour se faire plaisir et cela se voyait.
Un tonnerre d’applaudissements mérités, un bis à se pâmer d’aise…
Vous n’étiez pas là ?Jean-Marie Mathijs
Belge de Vinça
Par pc
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Publié dans : Concerts 2007
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